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Enquête : les 15-25 ans et les « YouTubers » de sciences

Autres — Date d'expiration : 31/12/2019

Pourquoi l’enquête ?

A l’heure des fake news, alors que les politiques publiques visent à diffuser et à promouvoir les sciences dans les établissements culturels et dans l’espace public, un phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur : celui du développement de chaînes YouTube de vulgarisation scientifique. Face à la caméra, ces vidéastes amateurs expliquent des théories, définissent des notions, pratiquent des expériences. Pour la plupart d’entre elles, humour et dérision sont les maîtres mots.

Au travers de ce registre, il s’agit bien de transmettre des contenus à des internautes. Qui sont les 15-25 ans qui s’intéressent aux YouTubers scientifiques ? Quels contenus leur sont transmis et comment les qualifier ? Le succès de certaines chaînes ou de certaines vidéos est tel que leur nombre d’abonnés ou de vues se compte en dizaines de milliers. Ces nouvelles voix fragilisent les médiateurs « traditionnels » qui s’interrogent sur leurs propres pratiques. Pourtant, il n’existe aujourd’hui aucune enquête de référence qui met en lumière les motivations des 15-25 ans à regarder des chaînes « de sciences » et qui catégorise ces chaînes, les thèmes ou les disciplines sur lesquels elles portent.

Quelles questions ?

Qui sont les 15-25 ans (sexe, âge, lieux géographiques…) qui s’intéressent aux YouTubers scientifiques ? Quelles sont leurs motivations ? Pourquoi regardent-ils ces vidéos et à quoi leur servent-elles ? Pallient-elles un manque de ressources culturelles sur certains territoires ou viennent-elles se cumuler à d’autres pratiques déjà existantes ? Comment réutilisent-ils éventuellement les contenus qu’ils ont regardés ? Qui sont les vidéastes qui les animent et sur quelle légitimité reposent-ils ? Quel type de discours tiennent-ils : délivrent-ils des informations ou initient-ils à la démarche scientifique ? En quoi ces chaînes éveillent-elles – ou pas – l’esprit critique des spectateurs ? Enfin, comment les médiateurs peuvent-ils se positionner par rapport à ces chaînes ? Comment peuvent-ils – ou non – s’en servir de façon complémentaire ? Quels types d’actions concrètes existe-t-il ?

Pourquoi l’Observatoire de la lecture des adolescents de Lecture Jeunesse ?

L’Observatoire de la lecture des adolescents (10-19 ans), lancé en 2017 par Lecture Jeunesse à l’occasion d’un colloque sur la place de la lecture dans l’accès aux sciences et la construction d’une culture scientifique, a poursuivi la réflexion sur ce thème à travers une enquête soutenue par le ministère de la Culture sur le projet « numook sciences 2017-2018 ». Cette enquête sociologique sur quatre terrains vise à observer quelles peuvent être les pratiques culturelles scientifiques chez les jeunes participant à numook et quelle place la lecture occupe dans ces pratiques (dans le cadre de numook, et hors projet).

L’Observatoire, qui a notamment pour objet de s’intéresser aux pratiques culturelles des jeunes et à la médiation, souhaite piloter cette enquête sur les 15-25 ans et les « YouTubers de sciences » dans la lignée de ses travaux antérieurs. En effet, face au regain des théories du complot, à la portée des fake news ou des contre-vérités, il est important pour Lecture Jeunesse d’observer et d’analyser le rapport des jeunes aux sciences et à l’une de ses sources d’information principale.

Quel type d’enquête ?

Il semble indispensable aujourd’hui, de mettre en place une enquête quantitative et qualitative de référence qui permette aux professionnels et aux bénévoles accompagnant des adolescents, aux décideurs politiques, de se repérer et d’avoir des éléments de compréhension et d’analyse de ces chaînes.

L’enquête est prévue en deux parties : une première sur le public des 15-25 ans spectateur de ces chaînes avec un aspect à la fois quantitatif et qualitatif. La seconde portera sur les vidéastes de chaînes de sciences avec une approche quantitative.

Les partenaires

Les partenaires financiers et membres du comité de pilotage sont les ministères de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et de la Culture (DREST).

Les partenaires opérationnels ou personnes ressources rencontrés ou pressentis hors chercheurs sont : l’Amcsti, Universciences TV, la Fill.