ActInSpace : créer son entreprise grâce au spatial

Science en partage 2.0
actinspace-cnes

La deuxième édition d’ActInSpace, un concours international destiné à encourager l’entrepreneuriat chez les étudiants, s’est déroulée en mai dernier avec des participants issus de treize pays.

 

Le concours ActInSpace entend démontrer que le domaine spatial est un vecteur d’innovation au service de l’emploi et du développement économique. Tout commence en 2013, quand Didier Lapierre, responsable valorisation et transfert de technologie au Centre National d’Études Spatiales (Cnes), propose d’organiser un concours, inspiré du Space Up Challenge de la Nasa et des 24 heures de l’innovation de l’Estia (École supérieure des technologies industrielles avancées). À une différence près, le concours doit être plus orienté vers la création d’entreprises. Le Cnes encourage cette initiative et voit dans ce concours le moyen de valoriser son portefeuille de brevets et de logiciels, base des défis proposés aux étudiants. Un an plus tard, le Cnes et l’Esa Bic Sud France – un Business Incubation Centre de l’Agence spatiale européenne en France – lancent ActInSpace.

 

Le principe ?

Les candidats constituent des équipes de deux à cinq candidats, aux compétences diversifiées, pour concevoir en 24 heures un projet innovant et réaliste à partir de défis issus du spatial (Cnes, Esa, Airbus Defence & Space). Ces défis s’appuient sur la technologie d’un brevet spatial et doivent servir de base à une application en dehors du champ spatial. Au cours des 24 heures, les équipes bénéficient de l’encadrement d’un coach. En 2014, pour la première édition de Actinspace, cinq villes françaises (Bidart, Cannes, Mérignac, Paris, Toulouse) répondent alors présentes. Plus de 200 candidats, répartis en 42 équipes, participent au concours. Dix projets en sont nés et quatre start-up ont été lancées.

Pour la deuxième édition d’ActInSpace, l’Esa a proposé au Cnes un partenariat pour étendre la manifestation aux pays européens, l’Esa Bic Sud France restant le bras armé du projet. Ainsi le concours a été organisé simultanément dans 13 pays (dont le Brésil et le Maroc) et vingt sept villes dont douze françaises – Albi, Biarritz, Bordeaux, Cannes, Kourou, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Paris-Le Bourget, Strasbourg et Toulouse. Près de 1000 candidats ont participé au concours les 20 et 21 mai ; la finale étant organisée le 28 juin 2016 pour la France, le 29 juin 2016 au Toulouse Space Show, pour l’international.

Pour être à la hauteur de ses ambitions, ActInSpace a bénéficié cette année du partenariat de Airbus Defence & Space qui a proposé experts, défis et prix. Comme en 2014, l’équipe lauréate pour la France se verra offrir un voyage en Guyane pour assister au lancement d’une fusée, grâce à AirFrance KLM. L’équipe qui remportera le premier prix international pourra vivre l’expérience extraordinaire de l’apesanteur à bord de l’avion d’entrainement des astronautes, grâce à Novespace.

 

Accompagner les meilleurs projets

« Le suivi des projets, leur acceptation dans un des ESA BICs ou un incubateur partenaire, se fait indépendamment du classement au concours. Nous avons à cœur d’assurer un suivi de tous les candidats souhaitant monter leur start-up » précise Didier Lapierre. Cette deuxième édition devrait permettre la création de 10 à 20 start-up.

Profitant de la présence des responsables du transfert de technologie des grandes agences spatiales dans le monde, au Toulouse Space Show 2016, Didier Lapierre, avec l’aide de l’Esa, envisage maintenant l’ouverture d’ActInSpace à l’échelle mondiale pour l’édition 2018.

 

Plus d’informations sur www.actinspace.org