FutureMag, à la fois sur le web et la télévision

Science en partage 2.0
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Le magazine hebdomadaire FutureMag, consacré à la découverte des innovations, interagit à la fois avec des communautés de téléspectateurs et d’internautes.

 

Pourriez-vous évoquer l’histoire et la ligne éditoriale de FutureMag ?

Futuremag est né il y a presque trois ans, d’une volonté commune de notre société Effervescence et de la chaîne Arte. Le projet était de consacrer un rendez-vous « bi-média » à l’innovation. Futuremag est un magazine hebdomadaire consacré à la découverte des innovations qui révolutionnent et bouleverseront demain notre quotidien.

Ce programme, diffusé chaque samedi à 13 heures 30 sur Arte, met à l’honneur les « éclaireurs » de l’innovation : inventeurs audacieux et chercheurs inspirés, qu’ils soient dans les start-up comme dans les départements Recherche et Développement R&D des grandes entreprises, aux côtés d’équipes de laboratoires universitaires comme de simples particuliers, partout dans le monde.

L’émission couvre trois grandes catégories :

  • l’Homme (pour toutes les innovations ayant trait à la santé et à la vie),
  • la Terre (pour celles liées à l’environnement et à l’énergie),
  • et les Objets (pour celles relevant de la robotique et des produits « high-tech »).

À cette heure, l’émission a déjà présenté des découvertes issues de plus de 30 pays différents : l’innovation ne connaît pas de frontières !

 

Comment avez-vous envisagé le positionnement à la fois télévision et web ?

Nous avons pensé Futuremag comme un programme bi-média s’épanouissant sur les deux supports : télévision et digital, s’adressant à une audience et interagissant avec une communauté. Il s’agit d’une volonté affirmée dès l’origine, avec la mise en place de deux rédactions dédiées travaillant en étroite collaboration.

Le contenu online est conçu comme le prolongement direct de l’émission. Ainsi, à travers son contenu, Futuremag online offre une véritable valeur ajoutée pour approfondir les sujets abordés à la télévision : articles et reportages exclusifs, formats spéciaux avec notamment des tutoriels proposés par les « makers » pour expérimenter et devenir acteur de l’innovation, infographies… Mais le site www.futuremag.fr est aussi une source pour découvrir d’autres sujets inattendus sur des innovations et des inventeurs prometteurs ou géniaux, notamment dans la rubrique « c’est déjà demain ! ».

 

Avez-vous pu quantifier et identifier vos auditeurs sur ces deux canaux?

Futuremag est un succès reconnu. L’audience progresse en télévision, à la fois en France et en Allemagne, semaine après semaine, avec des émissions vues par plus de 400 000 spectateurs. Futuremag fédère aujourd’hui une véritable communauté sur le web avec plus de 22 000 « likes » sur Facebook, plus de 17 000 followers sur Twitter et 10 000 abonnés sur notre chaîne Youtube, ce qui correspond à plus d’un million de vidéos vues par an en 2015. Une communauté de téléspectateurs-internautes avec laquelle nous interagissons directement à l’occasion de séances de live-tweets et lors de nombreux événements ou salons avec qui Futuremag est partenaire.

 

Comment vous positionnez-vous dans le paysage des acteurs de la culture scientifique technique et industrielle et comment envisagez-vous potentiellement des collaborations, comme la réutilisation de contenus ou la découverte de lieux ?

Nous avons lancé Futuremag en coproduction avec Universcience, avec le soutien des bourses Estim, ainsi qu’avec l’Académie des Technologies. Grâce à eux, nous diffusons les reportages sur différentes plateformes numériques et dans plusieurs lieux de culture scientifique. Et nous avons toujours un très bon accueil. Certains de nos films ont par exemple été diffusés dans le cadre d’expositions à la Cité des Sciences et de l’Industrie, ou dans d’autres musées en régions.

 

Pour vous la télévision doit-elle aujourd’hui passer inévitablement par une visibilité sur Internet  ?

Le temps de la télévision descendante et du téléspectateur passif est définitivement révolu. Internet lui donne la possibilité de s’exprimer, d’approfondir et d’interagir. Pour nous en tant que producteurs, nous percevons Internet non pas comme une menace mais comme un champ de diffusion encore plus vaste pour toucher le grand public. Et c’est formidable !

 

Doit-on pour autant retrouver les mêmes contenus à la télévision ou sur le web ?

En effet, il ne faut pas commettre l’erreur de vouloir calquer sur le web les contenus prévus pour la télévision. Le spectateur s’attend à ce qu’on lui parle et échange avec lui avec les codes du web dès lors qu’il se fait internaute. Cela passe notamment, sur le fond, par des contenus complémentaires et, sur la forme, par des formats adaptés. C’est ce que nous créons chaque jour avec www.futuremag.fr