La mosaïque des musées d’entreprise

Quels I pour quelles cultures ?
mosaique

Isabelle Cousserand-Blin analyse les différentes formes prises par les musées d’entreprises, ainsi que leur mode de fonctionnement. Ainsi, elle tente de les positionner dans la famille muséale.

 

Si l’entreprise n’est pas à proprement parler une organisation culturelle, la culture, au sens plus anthroposocial, n’en est naturellement pas absente. L’expression musée d’entreprise renvoie à un musée ou à un espace à caractère muséographique créé par une entreprise ou une organisation, que l’on appelle aussi musée privé ou particulier.

Le musée d’entreprise offre une mise en récit, une mise en scène de l’organisation et de l’acte de production. Il vise à sensibiliser, à valoriser, à promouvoir mais aussi à témoigner d’une histoire sociale. Circonscrire les formes muséales développées par et dans les organisations, telle est l’orientation de cet article. Les musées d’entreprise sont-ils un genre de la famille muséale ? Quelles spécificités présentent-ils ? (1)

 

Une identification complexe

Identifier les musées d’entreprise peut amener vers des nomenclatures qui signalent pêle-mêle les musées de La Poste (75), des Douanes (33), de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (75) (2) ou ceux des sociétés Lillet (33), Cointreau (49) ou encore le musée de l’aventure Peugeot (25)… Si l’on peut comprendre l’assimilation entreprise et organisation, le musée national des Douanes ou celui de l’AP-HP sont de ceux qu’il est convenu de nommer des musées de société, voire pour les Douanes, un musée d’État.

Les entreprises qui créent un musée ne peuvent être confondues avec un musée de société ou un écomusée. Les musées sont circonscrits par une définition établie. Selon le Conseil international des musées (ICOM), « Un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation. » (3)

Pour le moins, un musée renvoie à l’idée de pérennité, de postérité et s’appuie sur une politique de collection. La muséologie « (…) englobe tous les types et toutes les formes de musées et tous les aspects sous lesquels le musée peut être perçu » (N. Drouguet, A. Gob, 2003, p. 14). Toute exposition, en tant que dispositif de communication, correspond intrinsèquement à une situation de communication. J. Davallon propose d’ailleurs la notion de « dispositif socio-symbolique », choisie parce qu’elle permet « (…) d’éclaircir en quoi [l’exposition] est un dispositif de réception : de saisir comment, ce faisant, s’articulent la relation du récepteur au producteur et celle de l’objet à ce qu’il représente ; de voir comment les règles constitutives organisent les rapports entre les gens et les choses » (1999, p. 26).

N. Drouguet et A. Gob associent quatre fonctions au musée : présentation, conservation, recherche, animation. Un musée d’entreprise ne rentre pas dans le cadre proposé par l’ICOM et ne répond pas forcément aux quatre fonctions précitées. Son parcours nous renvoie à ce que l’entreprise souhaite présenter d’elle-même et à ce qu’elle aimerait que le public qui la découvre en retienne, c’est-à-dire à une réalité de l’entreprise qui se représente, une mise en scène de l’acte de production.

Musée d’entreprise n’est spécifié réellement par aucune nomenclature. Pour l’appréhender, il faut passer par des canaux d’information multiples et recouper des sources variées, souvent complémentaires. À cette complexité de répertoriage, qui fait écho à celle de la définition de l’objet, s’ajoute une difficulté liée à la disparité géographique des lieux identifiés.

Il n’existe donc pas de recensement véritablement fiable, encore moins exhaustif, des musées d’entreprise. Pour les aborder, il faut s’intéresser au tourisme de découverte économique et aux visites d’entreprise. Parler de tourisme de découverte économique apparaît moins restrictif que de tourisme industriel. Les deux expressions, comme les deux réalités, coexistent, même si l’une a pris le pas sur l’autre en terme d’usage.

D’après A. Marcon, P. Preuilh et S. Ksouri, le tourisme industriel est une appellation usitée mais « (…) la moins adaptée car elle occulte des secteurs qui peuvent faire l’objet de visites (agriculture, artisanat, services, laboratoires) (…) » (2000, p. 1). Le tourisme de découverte économique recouvre trois pôles : visite d’entreprise en activité, tourisme de patrimoine industriel, tourisme scientifique. (4)

 

Un univers singulier

Lieu de ressources et de connaissances, le musée n’exclut pas la distraction et l’émerveillement. Mais on ne visite pas forcément un musée d’entreprise comme on visiterait un musée des beaux-arts ou un musée de sciences. Dans un certain nombre de cas, les visites sont obligatoirement guidées, plus rarement audioguidées.

Lorsqu’elles sont guidées, elles n’offrent pas toujours le temps de la distanciation. Elles imposent une temporisation à laquelle on ne peut déroger. À la différence d’autres visites, il n’est pas toujours possible de revenir sur ses pas ou d’échanger trop longuement. La visite peut sembler chronométrée, comme le temps de travail.

Le visiteur est contraint par un parcours narratif, dont il ne peut véritablement s’extraire. La durée moyenne de ce parcours est généralement d’une heure à une heure et demie. Le prix du ticket d’entrée va de la gratuité à environ dix euros, voire au-delà. Les recettes générées par les entrées et les achats à la boutique permettent souvent de financer les frais de fonctionnement.

Si tout musée peut se prévaloir de collections, celles des musées d’entreprise varient selon la nature du musée et l’activité de l’entreprise. Les collections, ce sont bien évidemment les produits, de grande valeur ou plus communs, mais aussi les aspects relatifs à la promotion, les affiches et les publicités.

Le musée a pour vocation de les magnifier. La qualité du produit reste un argument majeur. D’autres aspects viennent en renfort : la longévité (du produit, de la marque, de l’entreprise), le lieu d’implantation de l’entreprise, la typicité d’un terroir (le sien ou celui que l’on s’est approprié), le procédé de fabrication (exclusif ou présenté comme tel), la transmission familiale (plusieurs générations à la tête de l’entreprise). Les scénographies sont de nature variable.

Pour les visites associées aux secteurs alimentaire et des spiritueux, une dégustation est proposée dans la boutique, lieu de passage incontournable. Les guides font visiter, mais de surcroît, reçoivent à la banque d’accueil, assurent quelquefois la dégustation et tiennent aussi la boutique. Dans la plupart des musées, un livre d’or est à la disposition des visiteurs. La plupart des lieux de visite proposent des animations ponctuelles ou régulières.

Certaines relèvent de relations publiques ciblées, d’autres s’adressent au grand public. Un élément important pour la vie du musée et sa réussite est bien sûr celui de la dialectique instaurée entre exposition temporaire (ou animation) et exposition permanente. Si un musée ne bénéficie pas de ce type de dynamique, il risque de se fossiliser.

Certains peuvent s’appuyer sur une association d’amis du musée. Ils ont d’emblée une politique de conservation et développent une action culturelle. Ils ont quelquefois été créés à l’initiative d’une amicale des anciens qui s’en est occupée un certain temps et quelquefois s’en occupe toujours. On ne peut pas systématiquement dire qu’ils se sont construits dans la droite ligne d’une tradition patrimoniale de l’entreprise. Cependant cette dernière n’est quelquefois pas de reste pour céder un local et accorder des moyens. Ces lieux sont les témoins de l’implication des salariés d’une époque.

Dans certains cas, la visite est assurée par les retraités de l’entreprise. S’ils ne sont plus là pour faire vivre le lieu, elle peut être déléguée à un office de tourisme qui en garde un bénéfice financier. On peut noter que les éléments susceptibles de s’adresser au personnel des entreprises sont peu nombreux. Rarement tourné vers les salariés, qui ne sont généralement pas non plus tournés vers le musée, le lieu est généralement peu visité par le personnel.

À travers certains discours, il faut d’ailleurs reconnaître une limite, la parole ou l’expérience des salariés est minoritaire et celle des syndicats est presque toujours absente. Dans une majorité de cas, ce sont des lieux voués aux relations publiques, qui privilégient la communication de marque, développent des partenariats locaux ou régionaux.

Beaucoup de ces musées affichent à des degrés variables une dimension artistique, même si celle-ci n’est parfois plus revendiquée. Soit à travers leurs produits, soit dans leurs choix publicitaires, soit à travers des activités de mécénat. Le passé joue aussi un rôle de faire-valoir d’une boutique et devient un argument touristique. Il existe une version plus aristocratique de la boutique, c’est celle du show-room qui, combiné à un travail de mise en scène, peut se transformer en un véritable écrin patrimonial.

La démarche muséale des entreprises participe donc de leur communication. Cette communication obéit à deux pré-requis implicites : les musées s’inscrivent dans une perspective de sociabilité et ils développent une politique de prestige. Ce ne sont pas les seuls ingrédients de la communication, mais ils sont conséquents. Les musées alimentent alors un processus de légitimation, puisqu’ils mobilisent le passé, qui a sa raison d’être s’il devient porteur d’avenir ou favorise une compréhension du présent, vient expliquer, voire justifier du vécu.

Le musée d’entreprise offre une occasion plutôt unique de rencontre qui permet souvent d’appréhender l’entreprise dans une totalité et dans une continuité, ce qu’un stand et une visite d’entreprise n’offrent pas toujours.

 

Un essai de caractérisation

Nous proposons de construire une typologie des musées d’entreprise, qui ne se veut ni exhaustive, ni universelle, mais que nous envisageons comme appui à une définition. Elle est fondée sur neuf niveaux, de manière décroissante par rapport à la spécificité muséale.

  • Premier niveau, le musée générique d’entreprise. L’entreprise ou le groupe crée un musée en rapport direct avec son activité ou son principal produit.
  • Deuxième niveau : le musée-entreprise. Le musée l’emporte presque sur l’entreprise. Il l’enveloppe et ne laisse voir de la production que le strict minimum. Il devient presque le contenant d’un contenu.
  • Troisième niveau : le musée d’entreprise-hors entreprise. Il présente l’activité de l’entreprise et se trouve localisé en dehors du lieu d’activité ou de production actuel, mais il peut être dans un endroit lié au passé de cette dernière.
  • Quatrième niveau : l’entreprise-musée. On trouve deux principaux aspects. Le premier relève d’une activité totale ou partielle de l’entreprise. Le second correspond à celui d’une entreprise qui n’est plus en activité, mais qui est conservée ou restaurée. Elle est présentée comme un témoignage de l’activité passée. C’est souvent un élément du patrimoine industriel.
  • Cinquième niveau, celui de la visite d’entreprise avec musée. La visite d’entreprise est complétée par un espace muséographique, consacré principalement à la marque.
  • Sixième niveau : le musée du souvenir. Il a été conçu ou organisé par l’entreprise et/ou des anciens de l’entreprise. Il présente le passé d’une production qui n’est plus
    toujours d’actualité. Ce sont des musées à la gloire d’une certaine idée du travail et d’une certaine conception de l’entreprise.
  • Septième niveau : l’entreprise-écrin. Le cadre historique de l’entreprise est utilisé pour présenter des animations, des collections, une discipline artistique, voire pour accueillir des créateurs en résidence dans le cadre d’une fondation.
  • Huitième niveau : le show-room muséal. Ensemble éloigné ou attenant à l’entreprise qui présente des productions au gré d’un parcours à caractère muséographique.
  • Neuvième niveau : la boutique-exposition ou la boutique-musée. Le passé est présenté dans un espace de vente de manière succincte ou de façon plus développée.

 

Une définition protéiforme

Il nous apparaît nécessaire de présenter un cadrage général, grâce à une définition descriptive, qui amène à composer avec un certain nombre d’alternatives.

« De façon générale, l’expression musée d’entreprise s’emploie lorsqu’une organisation crée et/ ou aménage sur son lieu d’activité ou sur son site de production ou à l’extérieur de ceux-là, un espace muséographique ou un musée, qui présente et met en valeur son passé, ses techniques, son savoir-faire, sa production, ses marques, son secteur professionnel, le territoire sur lequel elle est implantée ; cet endroit consacré lui permet d’accueillir un public spécifique ou hétérogène, restreint ou élargi, en fonction d’objectifs et d’enjeux diversifiés. »

Les musées d’entreprise concernent des organisations. Il peut s’agir d’entreprises locales ou internationales, de groupements, d’associations, voire d’institutions… Certains d’entre eux répondent à une nomenclature spécifique mais qui n’est pas forcément exclusive. Même s’ils ne relèvent pas d’une activité industrieuse ou de production, ils sont les témoins d’un secteur professionnel ou d’une branche professionnelle.

Bien sûr, il s’agit aussi de privilégier des organisations ou des entreprises dont l’activité perdure, même si certaines ont fait l’objet d’un ou plusieurs rachats.

Que font ces organisations ? Elles créent et/ou elles aménagent sur le lieu de leur activité ou sur leur site de production ou à l’extérieur de ceux-là, un espace muséographique ou un musée.

Cinq principales possibilités s’offrent à une organisation.

  • Elle choisit d’aménager une partie de ses locaux en une ou plusieurs salles d’exposition qui composeront son musée.
  • Elle crée une extension de ces mêmes locaux.
  • Elle installe son musée dans un lieu qui n’est pas lié à son activité.
  • Elle réhabilite un lieu qui lui appartient et qui n’a plus de raison d’être associé à son activité pour le transformer en un espace dédié.
  • Enfin, elle peut confier une partie de ses collections et de ses archives pour qu’elles soient exposées ou préservées dans un lieu singulier qui appartient à une collectivité. Cette dernière reconnaît l’entreprise comme un élément constitutif de son patrimoine. Cela produit une double valorisation.

Nous avons également choisi de parler d’espace muséographique et de musée. Nous aurions pu évoquer le terme d’exposition que musée englobe. Le syntagme espace muséographique a été choisi car certains musées émettent quelques réserves à s’afficher comme tel et se présentent volontiers comme espace.

L’espace, qui étymologiquement signifie moment, pour ainsi dire espace-temps, désigne dans une acception courante, un lieu plus ou moins bien délimité, une surface déterminée, réservée, ménagée. Espace muséographique use de la forme adjectivale, pour qualifier un lieu relatif à la muséographie ou agencé en fonction de choix muséographiques. Nous y voyons un intérêt : celui de respecter une pluralité de formes.

Le musée d’entreprise présente et met en valeur le passé de l’entreprise, ses techniques, son savoir-faire, sa production, ses marques, son secteur professionnel, le territoire sur lequel elle est implantée. Nous avons privilégié le concret à l’abstrait. Le passé renvoie à ce qui a été.

On peut supposer qu’à travers un musée, une organisation toujours en activité part de son passé pour l’inscrire dans une forme de continuum avec le présent, ce qui la conduit à expliquer l’évolution de ses techniques, à présenter les caractéristiques et la diversité de sa production, à montrer son savoir-faire, à séduire à travers ses marques, à convaincre de son professionnalisme, à persuader de l’excellence de ses produits. Ce qui l’amène à asseoir sa réputation dans un secteur professionnel donné, à s’inscrire dans le territoire sur lequel elle est implantée et donc à le valoriser, à étendre son rayonnement.

Le musée d’entreprise, endroit consacré, permet d’accueillir un public spécifique ou hétérogène, restreint ou élargi, en fonction d’objectifs et d’enjeux diversifiés. Nous pouvons dire qu’en matière de public, les musées n’ont pas tous les mêmes attentes et la même fréquentation. L’intérêt et les goûts du public évoluent aussi.

L. Champarnaud et R. Teboul rappellent qu’« un musée n’est plus seulement un lieu de recueillement qui élève l’âme et diffuse des valeurs purement esthétiques en permettant l’accroissement des connaissances. C’est aussi devenu un lieu beaucoup plus convivial et ouvert qu’auparavant, autour duquel s’agglutinent d’autres formes de loisir qui ne sont pas forcément culturelles. » (1999, p. 10).

Beaucoup de caractéristiques rentrent en ligne de compte, la volonté qui a présidé à la création du lieu, les choix stratégiques, la nature des partenariats. Dans la majorité des cas, ils s’adressent à un public externe, quelquefois interne, spécialisé, ou sélectionné. Leur fréquentation s’inscrit aussi dans une démarche touristique, avec ou sans l’appui de voyagistes.

Il est évident qu’un public amené par des tour-opérateurs ne sied pas toujours à l’image que souhaite véhiculer une entreprise. C’est une question de choix, ce qui explique bien évidemment qu’en fonction des publics visés, les objectifs ou les enjeux puissent être diversifiés.

Un commanditaire nourrit en principe certaines intentions, au moins exprimées, formalisées stratégiquement dans un cahier des charges. Les musées d’entreprise cherchent à valoriser une image à travers des métiers et des savoir-faire, à séduire un public d’acheteurs, à favoriser les échanges professionnels…

 

En guise de conclusion

On pourrait avancer que les musées permettent de faire oublier la fonction économique et commerciale de l’entreprise pour finalement mieux l’accomplir. Quand une entreprise se présente comme emblématique d’un territoire, d’un métier, d’un savoir-faire ou d’un type de produit, elle cherche à atteindre une forme d’excellence et c’est donc, par déplacement de sa nature, que la fonction économique se réalise en partie.

Elle dépasse ainsi sa fonction de service pour devenir un élément d’animation d’un territoire, un passage plus ou moins incontournable et cela vient d’autant plus légitimer les ventes. Se mettre en scène et s’afficher comme représentant d’un patrimoine rend alors la vente moins triviale et renforce sa valeur.

On peut bâtir un musée clé en mains, de son financement à son exploitation et à son exercice prévisionnel, mais les entreprises ne privilégient pas toutes ce choix. Elles peuvent avoir une démarche plus autonome qui associe différentes professions : conservateur, scénographe, communicant, historien, anthropologue, chercheur en communication… Ce qui offre un regard pluriel sur cette matière complexe qu’est le passé.

Le danger qui peut guetter les musées d’entreprise est de produire de l’exemplarité au détriment de la transmission. Transmission qui recèle une
part d’ingérable, d’imprévisible, puisque les liens de mémoire demeurent toujours plus complexes que leur représentation matérielle ou leur inscription spatiale. D’où l’importance d’une politique d’animation que l’on pourrait souhaiter associée à une démarche de conservation active et de recherche…

 

 

Notes

(1) Un corpus de musées ou d’espaces muséographiques liés à des organisations de différents secteurs professionnels en France a permis, en 2006, de cerner ce que recouvre cette expression. En 2014, un certain nombre de musées visités ont fermé leurs portes ou se sont transformés : Ferme Président (67), Musée de la moutarde Amora (21), Source Perrier (30), Musée du bonbon Haribo (30), Manufacture Bernardaud (87), Galerie-musée Baccarat (75), Pavillon de la Porcelaine Haviland (87), Expo-musée Renault (92), Musée de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Musée de La Poste (75), Musée Cointreau (49), Circuit de visite Martell (16), Quais Hennessy (16), Distillerie Pagès (43).

(2) Le musée de l’AP-HP a fermé ses portes en 2012 pour céder la place à des investissements immobiliers de prestige.

(3) Statuts de l’ICOM, adoptés lors de la 21e Conférence générale à Vienne en 2007 (http://icom.museum/la-vision/definition-du-musee/L/2/), avril 2014.

(4) Conseil national du tourisme, A. Marcon, P. Preuilh, S Ksouri, Tourisme de découverte économique et visites d’entreprises, Paris, La documentation française, 2000. « Le patrimoine industriel est relatif à des sites, des productions et des savoir-faire qui font partie de l’histoire industrielle nationale ou locale. (…) Il se définit par la valorisation de l’ensemble des éléments qui constitue le patrimoine industriel : qu’il s’agisse des usines, mais également des machines de production, des objets ou produits fabriqués ou manufacturés dans ces usines ainsi que des savoir-faire. L’histoire sociale en fait partie intégrante, tel le bâti social (les cités ouvrières et les habitats patronaux) », p. 1.

 

Bibliographie

  • Blin Dominique, Gramaccia Gino (dir.), L’entreprise et ses mémoires, Communication & Organisation N° 7, Grec/o, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, 1er semestre 1995
  • CCI de Rochefort et de Saintonge, Actes des 6es rencontres nationales de la visite d’entreprise, Saintes, 9 et 10 mars 2004
  • Champarnaud Luc, Teboul René, Le public des musées, Paris, L’Harmattan, 1999
  • Cousserand Isabelle, « Musées d’entreprise : un genre composite », in Communication & Organisation N° 35, Presses universitaires de Bordeaux, décembre 2009
  • Conseil national du tourisme, Marcon André, Preuilh Pierre, Ksouri Stéphanie, Tourisme de découverte économique et visites d’entreprises, Paris, La documentation française, 2000
  • Davallon Jean, L’exposition à l’oeuvre. Stratégie de communication et médiation symbolique, Paris, L’Harmattan, 1999
  • Drouguet Noémie, Gob André, La muséologie : histoire, développements, enjeux actuels, Paris, Armand Colin, 2005
  • Rasse Paul, La médiation entre idéal théorique et application pratique, in Recherches en communication, n° 13, 2000