Réaliser des projets à l’international

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1è publication sur Echosciences Loire

S’associer à des structures pour imaginer des projets communs ne se fait pas d’un tour de bras, il est nécessaire pour arriver à la réussite du projet, de bien se connaître.

Valeurs et ambitions communes

Ce travail de réseautage, nous le retrouvons dans tous les domaines et particulièrement dans le milieu culturel. Il est important de partager un minimum « vital » basé sur les valeurs, les ambitions, les objectifs et la motivation. Cette base partagée permet d’asseoir un socle solide et favorise le développement d’une interaction basée sur la confiance et l’envie d’aller plus loin ensemble.

Le centre de sciences La Rotonde de l’École des Mines de Saint-Étienne, dans le cadre de sa stratégie de développement à l’international a fait le choix d’inscrire le Canada via la province du Québec comme un axe majeur. Nous avions déjà un réseau de connaissances important sur Montréal et dans le nord du Québec. Je connaissais de nom le musée Redpath de l’université Mc Gill et notre ADN commun en tant que structure appartenant à un établissement d’enseignement supérieur m’intéressait et coïncidait parfaitement avec notre stratégie de développement.

Le contact a été pris et nous avons pu commencer le premier fondement de notre relation : apprendre à se connaître. Qui êtes-vous ? Que faites-vous ? Comment ? Pourquoi ? Avec qui ? Pour qui ? Vos partenaires ? Vos financements ?

Nous avons longuement échangé via les réseaux, nous avons appris à nous écouter, à comprendre les problématiques de chacun et commencé à imaginer des pistes de collaborations. De tout cela est née la publication « Soucoupe Volante, les sciences de la France au Québec ».

La Rotonde portait déjà la création d’un magazine à destination des 8-10 ans depuis deux ans en partenariat avec le planétarium de Saint-Etienne.

Nous avons ainsi pu créer deux numéros distribués à 15 000 exemplaires chacun. Chaque numéro est un magazine de 32 pages format de 18 cm par 24 cm avec des articles, des reportages, des jeux et pas mal de curiosités.

L’interaction naissante avec le musée Redpath arrivait à point nommé dans un calendrier idéal pour imaginer un « numéro spécial » avec un angle francophone, interculturel, pédagogique et scientifique. Nous avons donc réfléchi à la création d’un ouvrage à destination des enfants québécois et français pour découvrir les sciences à travers les deux territoires.

Collaboration à distance

Ce fut une aventure passionnante où les équipes de médiation se confrontent, échangent, argumentent, co-imaginent, co-décident et règlent une à une les difficultés rencontrées. La principale difficulté de ce type de collaboration reste l’éloignement géographique même si aujourd’hui les techniques de communication sont nombreuses, éprouvées et efficaces. Rien ne remplace le présentiel et le besoin de se voir pour imaginer et créer. Ces temps de travail en équipe sont fondamentaux pour avancer efficacement, éviter les non-dits ou l’incompréhension, réussir à créer un sentiment d’appartenance à une aventure commune, à un projet sur le long terme. Oui, mais voilà le dire c’est bien mais encore faut-il pouvoir le faire dans un contexte économiquement contraint !

Financer le projet

Nous avons donc été pro actifs dans la recherche de financements en répondant à de nombreux appels à projets et en sollicitant les collectivités qui nous soutiennent et qui connaissent la qualité et le sérieux de nos projets. Je profite de ce billet pour remercier ces partenaires. Ils sont pour nous des soutiens vitaux et essentiels.

La Rotonde et ses partenaires ont eu le grand plaisir d’être les premiers lauréats du prix PULSAR porté par l’Association des communicateurs scientifiques du Québec et le Service de coopération et d’action culturelle du Consulat général de France à Québec. Ce prix nous a offert la possibilité de lancer le projet de magazine et de le rendre concret.

Mais un projet de ce type ne se fait pas sans difficulté, nous en avons bien sûr rencontré de nombreuses. Je parlais de l’éloignement, mais j’ajouterai également les modèles économiques qui sont différents entre nos pays.

L’aspect interculturel est également un point essentiel : arriver à se comprendre sans jugement ni stéréotype tout en respectant la culture de l’autre, le portage du projet et l’implication des partenaires.

Ces quelques points ne doivent pas être occultés, mais travaillés pour lever pas à pas chaque difficulté. Aujourd’hui nous avançons main dans la main avec envie, plaisir et rigueur.

  • envie de réaliser une œuvre de culture scientifique de grande qualité
  • plaisir de travailler avec de nouveaux partenaires de culture différente
  • rigueur pour offrir en temps et en heure un magazine emballant co-imaginé et co-réalisé