Quand les territoires se mettent en réseau

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Cet article est une version courte et remaniée de l’article « Animer une communauté locale de culture scientifique et technique grâce au web social » paru dans La Lettre de l’OCIM n°171 (mai-juin 2017).

Conçu en 2011 à Grenoble, le réseau social territorial de la CSTI, Echosciences, sera déployé à la fin de l’année 2017 sur plus d’une dizaine de territoires en France. une première qui contribue à tisser des liens entre acteurs et décloisonner les initiatives.

La Fête de la science et les Forums locaux constituent des moments privilégiés pour les acteurs de culture scientifique, technique et industrielle (CSTI) afin de se rencontrer et d’entamer des collaborations. Mais comment poursuivre ce travail tout au long de l’année, valoriser les acteurs et accélérer les initiatives ?

C’est à partir de ces questions que la Casemate, centre de sciences de Grenoble et ses partenaires locaux ont conçu Echosciences en 2011. Ce réseau social est une « boîte à outils » de veille et d’animation d’un territoire. Il permet un recensement contributif des initiatives, événements, bonnes pratiques, actualités de la CSTI locale, fait par et pour les amateurs, les professionnels et les institutions.

Dès 2016, les territoires suivants ont rejoint l’aventure : les régions Bretagne, Occitanie, Hauts-de-France, Nouvelle Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur et le département de la Loire.1 Au 1er juin, l’ensemble du réseau comptait 2 050 membres dont 700 contributeurs. Ceux-ci avaient publié 2300 événements, 1 980 articles, 270 annonces, 120 dossiers et une centaine de projet. En moyenne, 3 contenus sont publiés chaque jour sur la version grenobloise de la plateforme, qui est consultée par 15 000 visiteurs uniques chaque mois. D’autres déploiements sont prévus courant 2017, notamment dans la métropole de Nantes, dans les régions Normandie et Centre-Val de Loire et dans les deux Savoie.

Si ces plateformes sont indépendantes en terme d’animation, elles sont néanmoins reliées entre elles, si bien que les membres de chaque plateforme peuvent interagir avec les membres et les contenus des autres (suivre une personne, ajouter un contenu dans un dossier, s’abonner à un tag, etc.). Par ailleurs, une API (interface de programmation) permet à des sites tiers de récupérer et d’intégrer les articles et les événements en provenance des différents Echosciences.

Echosciences est devenu le point d’accès incontournable aux acteurs et initiatives de CSTI sur les territoires où il est déployé. Les structures qui l’animent rendent visible et renforcent leur mission de coordination de l’activité de CSTI sur leur territoire (cartographie des structures, contact privilégié avec les acteurs, données chi rées concernant leur réseau, retour d’expérience…). Enfin, Echosciences défend une vision moderne de la CSTI – horizontale, participative, dynamique – et des liens entre culture scientifique et culture numérique. Une dynamique qui sera renforcée lors du congrès de l’Amcsti 2017 avec la première rencontre des animateurs Echosciences, afin d’imaginer la co-gestion du projet et sa pérennisation à l’échelle nationale.

  1. Ces plateformes sont animées respectivement par l’Espace des sciences (Rennes), Science Animation (Toulouse), Ombelliscience (Amiens), Cap sciences (Bordeaux), Gulliver (Villecroze) et La Rotonde (Saint-Étienne)