Un conservatoire au service des plantes aromatiques et médicinales

Quels I pour quelles cultures ?

Outil au service des producteurs, des laboratoires et des industriels, le Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles (CNPMAI) est également un lieu culturel ouvert au public, situé en Essonne (91).

 

Créé en 1987 sous forme d’association par les professionnels de la filière des plantes médicinales et aromatiques, le Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales, aromatiques et industrielles (CNPMAI) est basé à Milly-la-Forêt dans l’Essonne.

Au niveau national, il joue un rôle fondamental dans la connaissance, la gestion, la valorisation et la conservation des ressources génétiques de nombreuses espèces de plantes utilisées par les laboratoires pharmaceutiques ainsi que par les industriels de la cosmétique et de la parfumerie. Le site développe des partenariats avec les organismes de recherche de cette filière.

Si le CNPMAI est avant tout un outil au service des producteurs, des laboratoires et des industriels, il est également un espace naturel et un lieu de patrimoine culturel.

Ses missions relèvent autant de la recherche que de la sensibilisation du public à ce secteur végétal. Et sa participation à la sauvegarde du patrimoine naturel passe aussi par la commercialisation de semences bien identifiées et la mise à disposition d’informations techniques de référence pour les producteurs.

Le site est ouvert au public qui peut visiter les collections de plein air, la serre tropicale, le plus vieux séchoir de France transformé en écomusée, et les jardins thématiques. Chaque année, à partir du printemps, un programme de manifestations décline de nombreux événements autour des plantes utilitaires. Le service pédagogique met en place des modules d’animation pour le public scolaire et les centres de loisirs.

Le conservatoire est financé à hauteur de 50% par les pouvoirs publics (Ministère de l’Agriculture, Ministère de l’Environnement, Conseil général de l’Essonne,…). Le reste du financement est obtenu par le biais de la vente des semences et des fiches techniques, ainsi que par les prestations pédagogiques et touristiques.

 

Le conservatoire en chiffres

7 personnes sont employées à l’année pour entretenir et dynamiser les 4,2 hectares de terrain. Le conservatoire compte environ 1 300 espèces, sous-espèces ou variétés de plantes médicinales et aromatiques. Chaque année, une centaine de nouvelles espèces sont ajoutées au fonds de ressources génétiques. Son catalogue offre plus de six cents espèces différentes sous forme de semences ou de plants.