[Parcours 6A] Structurer et animer le réseau des acteurs de CSTI : bilan

[Re]connaissance
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Photo : Clint Adair sur Unsplash

L’animateur de réseau : l’équilibriste entre l’intérêt commun et celui de chacun de ses membres

Indispensables pour un bon développement de la culture scientifique, les réseaux demandent une ouverture d’esprit et une adaptation permanente de la part de ceux qui les animent. À l’occasion du congrès 2019 de l’Amcsti, astu’sciences, Science Animation, Ombelliscience et Cap Sciences ont conduit un atelier sur le thème « animer un réseau ».

Le réseau, avant tout un ensemble de relations entre plusieurs personnes

« Mme/M. X s’en va. Mince ! Qui va la/le remplacer dans le réseau ? ». Cette situation récurrente témoigne du fait que, même si différentes structures font partie d’un réseau, les liens qui s’y développent se font avant tout entre des personnes. Comme dans toute relation humaine, les liens se tissent et se consolident de par leur motivation, leur fréquence et leur convivialité. Aussi l’animateur doit veiller à ce que ces trois points se concrétisent par des projets, des lieux et moments d’échange assez réguliers.

Du sentiment d’utilité à l’enrichissement

Un animateur de réseau doit s’assurer que ses membres s’impliquent ; sans quoi, le réseau ne fonctionne pas. Sans faire « à la place de … », il doit veiller à ce que chacun de ses membres se sente utile et considère que l’apport des autres l’enrichisse. Beaucoup de bienveillance, un soupçon de diplomatie… et de bonnes antennes peuvent donc aider à ce que chacun trouve sa place et s’y développe.

Toute une histoire…

Telle une série, la vie d’un réseau est une histoire commune à rebondissements avec une multitude d’acteurs. Elle est en évolution permanente dans sa constitution, ses objectifs et même son fonctionnement. Aussi le développement de label ou d’identité trop stricte peut s’avérer glissant car le réseau n’est pas figé et les membres risquent de ne plus s’y reconnaître avec le temps.
Par ailleurs, la manière dont il se forme impacte la manière dont il faudra commencer à l’animer.

Certains réseaux naissent du constat d’objectifs communs entre plusieurs membres. D’autres émanent d’une seule structure souhaitant mobiliser un ensemble d’acteurs autour d’elle.
Le premier cas garantit un démarrage certes plus confortable car le réseau est déjà existant et opérationnel.
Si les objectifs sont pertinents et répondent aux besoins des membres qui constituent le réseau, l’impact de l’origine de sa formation peut assez vite s’estomper.

Enfin, comme dans toute histoire, il est judicieux pour « l’audimat » de savoir laisser tomber une idée/un projet si le réseau ne répond pas présent ou ne semble pas y adhérer.

De la valorisation du réseau à celle de ses membres

Le réseau a néanmoins besoin d’une identité commune tout en respectant celle de l’ensemble de ses membres. L’animateur doit faire un travail d’équilibriste pour rester sur cette frontière et s’assurer que les membres la voient. Une de ses missions est aussi de valoriser le réseau et ses membres, de faire un travail de lobbying auprès des territoires et des bailleurs.

Pour accomplir cela, l’animateur doit-il être moteur ? Doit-il pousser ses membres ? Ou au contraire, doit-il s’effacer un maximum ?

Toutes ces questions doivent trouver leurs réponses dans la spécificité de chaque réseau.

Ce temps d’échange fut l’occasion de faire naître une représentation commune de la fonction d’animation d’un réseau, des savoir-faire et des savoir-être qu’elle demande.

Ressources :