Le thème
Les sciences font partie du quotidien de tous et toutes, bien qu’ils et elles n’en aient pas conscience. En tant qu’outil descripteur du monde et à l’origine de nos technologies, les sciences structurent nos sociétés. Pourtant, la relation entretenue par les citoyen·nes avec les sciences est contrastée. La hiérarchie des opinions et des croyances sur les savoirs/faits, constitue un défi à renouveler pour les acteur·ices de la CSTI. Connaître les publics et ses représentations du monde devient un enjeu fondamental qui impulse le développement de nouvelles formes d’interactions.
En parallèle, les différentes transitions à l’œuvre peuvent conduire à deux visions opposées, l’une d’éco-anxiété, l’autre d’écoptimisme. Cette dernière nous projette dans des futurs désirables, construisant des chemins vers des horizons post-transition. Accompagner la construction de ces visions et des projets qui peuvent en émaner est un enjeu de société reposant sur des savoirs et des pratiques variés, largement pluridisciplinaires.
Nombreux sont les sujets scientifiques à fort impact, perceptible, sur tous et toutes. Autour de ces sujets vifs, on voit souvent apparaître les tenants du pour / pro et ceux du contre / anti. La mise en débat, accompagnée et modérée, est alors une nécessité pour permettre à chacun·e de faire le tri entre données scientifiques et positionnement de citoyen·ne.
Dans tous les cas, on assiste paradoxalement à un intérêt exacerbé pour des thématiques liées aux sciences, qui peut s’accompagner dans le même temps de sentiment de défiance ou d’incompréhension, voire de désintérêt pour les sciences elles-mêmes.
Outre les contenus, les acteur·ices développent de plus en plus des actions autour des méthodes, des démarches pour outiller chacun·e et dépasser le spectre de la thématique vue dans telle exposition ou tel atelier. Ainsi, les actions autour de la démarche scientifique, de l’esprit critique, de l’argumentation, sont autant de voies en développement et de réponses à ces constats. Le positionnement même des médiateur·ices évolue : il n’est plus simplement question d’apprentissages, mais de partager des clés de compréhension, de retrouver le goût de la curiosité, de la découverte, de l’exploration et tout simplement de l’émerveillement.
Finalement, par ces multiples actions, intéressant des champs et périmètres très divers, les acteur·ices de la CSTI œuvrent à une mise en culture des sciences, une intrication plus forte, construite et raisonnée des savoirs et du destinataire de ces savoirs, la société.
Sommaire
Introduction
I. Redéfinir le rôle de la CSTI : accompagner plutôt que transmettre
A. Un rôle de facilitateur
- Proposer des moments de partage et d’enrichissements mutuels
- Dans l’œil du cyclone
- Créer le dialogue avec les plus jeunes autour des sciences durant la Fête de la Science
B. Outiller les citoyens et citoyennes
- Générations F : et si les ados imaginaient le monde d’après ?
- Jouer à Débattre, retour sur un dispositif en constante co-construction
- Le « Procès du robot », un débat vivant sur les enjeux du numérique
- Lecture : une voie pour ouvrir les jeunes à la culture scientifique, mais attention aux stéréotypes de genre
II. Faire des sciences un levier de construction collective des futurs
A. Construire des imaginaires scientifiques accessibles et engageants
- Des démarches coopératives pour répondre aux enjeux de demain
- La visite sensorielle à Océanopolis : une médiation plus adaptée aux personnes en situation de handicap
- Je m’appelle Ludovic et toi ?
- Être inclusif·ve en CSTI, c’est accepter de « partager le pouvoir que nous donne le savoir » – une formation-action pour changer de regard sur les publics
- Une cartographie sensible du monde : interview de Perrin Remonte
B. Construire une intelligence collective autour des savoirs
- « Tous Chercheurs », un réseau national de laboratoires ouverts au public
- Faire dialoguer recherche et médiation scientifique : les écritures alternatives comme outils de transmission et d’engagement
- Impliquer les citoyen·nes dans la recherche en culture. Retour d’expérience du réseau Particip-Arc
- Le Dôme, 10 ans d’innovation en médiation et sciences participatives